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Ma plume s'épuise, bientôt je n'aurais plus d'encre. | Lyana D. Moore

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The lonely wolf

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MessageSujet: Ma plume s'épuise, bientôt je n'aurais plus d'encre. | Lyana D. Moore Mer 2 Nov - 12:15










"Jeunes&Cons", j'aurais aimé l'être.
Lyana Daynéa Moore
Qui suis-je ?

Salut toi, moi c'est Lyana Moore et il y a 19 ans j'ai embelli le monde en arrivant à Nouvelle-Orléans, le 7 décembre 1997. Je suis hétérosexuelle et ce jusqu'à nouvel ordre et si tu veux tout savoir, je suis célibataire. Petite anecdote : il paraît que je ressemble à Taylor Marie Hill. Oh et avant que j'oublie : ceux qui font partie des louups sont les plus beaux (J'ai été forcé à prononcer ces propos  Rolling Eyes  ).

En ce qui concerne mon groupe je fais partie des Inventées. Je viens de The Orginals babyyy où on me connaît sous le nom de The lonely wolf . Depuis la chute du Tardis j'occupe actuellement la ville de MysticFalls/ Nouvelle Orléan / Withemore.  




Promis, je souffrirais en silence.



Expire. Inspire. Tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Un désastreux songe, qui t'a fait une petite frayeur. Il n'y a rien, personne n'est là. Tu es seule. Encore. Essuies tes larmes poupée, quand vas-tu t'y habituer ? Ça fait déjà deux ans. Et puis t'es qui pour t'apitoyer sur ton sort ? T'as eu la chance de connaître ta famille, certains sont nés sans. Franchement, je veux pas te peiner mais t'abuse, ce n'est pas la fin du monde, moi j'aurais adoré prendre un appartement à 17 ans. Allez rendors-toi, t'es trop jeune pour comprendre ce qu'est le malheur, dis-toi seulement que demain tout ira mieux.


⁂⁂⁂⁑⁂⁂⁂


J'ouvre mes yeux avec difficulté, sans doutes à cause des poches creusés aux files des insomnies. Je me souviens vaguement de ma nuit agitée, de toute façon je m'en fous, je suis plus à un cauchemar près, puis à quoi bon se remémorer se foutu bordel. Je me lève et me rends dans la salle de bain juste assez large pour contenir une douche et un lavabo à la blancheur douteuse. J'ôte mes vêtements et me faufile dans l'étroite cabine. Je me frotte si fort que je commence à me demander si j’espère que mes soucis et mon passé partent avec la crasse. Qui me reprocherait d'essayer ? Mis à part tous ces gens ignorants qui ne jugent qu'au physique et qui ne cesses de critiquer alors qu'eux, n'ont encore jamais vécu la misère. Alors oui, je me frotterais à en saigner si je le veux, j'ai plus rien à perdre.

J'aimerais me dire que je suis jolie, mais je sais pas mentir, je suis seulement propre. Mes cheveux ondulés aux pointes fourchés tombent en cascade sur mon dos, mes yeux gonflés de fatigue sont entourés d'immenses poches et ma peau est bien plus claire qu'elle ne le devrait. Je porte de vieux vêtements, à la couleur pâlie avec le temps, mais encore bien solide. Je ferme mon trois pièce puis pars, j’inspecte ma montre : 5h36. J'accélère le pas, faudrait pas que je sois en retard, perdre mon boulot serait égale à creuser ma tombe. J'ai déjà un loyer de retard, le propriétaire à été concilient de nombreuses fois déjà, mais il m'a prévenu: la prochaine fois je prends la porte. Je passe ma carte dans un petit boitier électronique et me voilà à l’intérieur de cet immense immeuble. Un si grand espace pour moi toute seule, c'est effrayant, il fait nuit, n'importe qui aurait pu s'introduire dans la bâtisse, mais bon ce qui doit arriver arrivera alors je mets mes craintes de côté et me concentre sur ma tâche. Je me rends dans la remise, et c'est parti, mon but est simple: plus aucune trace de poussière, tout doit être propre et scintillante. Les bureaux sont beaux et luxueux, je fais un peu tâche dans le décor en réalité.

Je porte les rouleaux de papier toilette qui pèsent pas loin de 10 kilos, je prends tout d'un coup parce que faire plusieurs tours me prendrais trop de temps, je n'aurais pas le temps de faire le reste et je serais viré, alors j'empreinte les escaliers parce que l'accès aux ascenseurs me sont strictement interdit. Mon dos me fais souffrir, mais une consultation chez le médecin serait trop couteuse, je n'ai pas les moyens. Aucun de mes papiers n'est en règle, je suis un peu un fantôme, donc je ne serrais pas remboursée.

M'y voilà: les toilettes. Tous ces gens habillés en costume cravate, ou bien en tailleur. La chemise parfaitement repassée et à la teinte parfaite. Les cheveux impeccablement coiffés, les visages sérieux. Ceux qui ne prennent pas la peine de me dire bonjour - pour la plupart- les mêmes incapables de faire leurs besoins proprement. L'aspect est trompeur, ils ne sont pas si propres qu'ils en ont l'air. L'endroit est désastreux, un vrai film d'horreur. Les femmes de ménage sont bien trop souvent rabaissées, dénigrées mais si les gens savaient le courage que se travaille demandait. Peu importe, je ne changerais pas la société actuelle. Alors je me contentais de me mettre à genoux et et de frotter, encore.




J'ai troqué mes vieilles affaires contre un bel uniforme. J'enchaine les allées retours entre la cuisine et la salle. Je prends soin de ne rien faire tomber, un beau sourire trompeur s'adresse aux clients, même au moins méritant. Mais c'est le job, alors je ferme ma bouche et je le fais.

À la sortie du restaurant, un mec un peu plus grand que moi vient à ma rencontre. Il est beau. Dans une autre vie j'aurais sourit, mais les rapports humains ne sont vraiment pas mon truc. Je sais pas, je suis tellement seule que je ne sais plus comment communiquer. Alors quand il commença à me parler, je baissais les yeux les joues en feu et lui dis que j'étais pressée. Il me dit que demain il revendra. Mais personne ne revient jamais. Alors j'ai juste ignoré.

Enfin. Je peux respirer. Je marche jusqu'à mon appartement, pour récupérer mon sac de sport et je vais à la salle. Je me change, enfilent les gants de boxe et enfin je vis. Toute ma rage part en même temps que les coups donnés au punching ball, j'empêche les larmes de coulé en même temps, je les préservent pour cette nuit. Je reste une bonne heure là-bas, la haine enfin évacuée je pars pour revenir demain. Plus le temps passe plus je suis violente, faut que je gère, je n'ai pas le droit à l'erreur. La moindre bêtise me tiendrait prisonnière de la malédiction. J'empreinte le chemin du retour, les ruelles sont plutôt sombres, je me méfie, faudrait pas que je tombe sur un fou, je le tuerais avant qu'il n'est donné le premier coup.

Je mange une salade, y avait plus que ça ce soir-là. Puis je vais dormir.

Et demain je recommencerais. Encore.



⁂⁂⁂⁑⁂⁂⁂


Cette routine interminable la tut, et elle ne fait rien pour y remédier. Si par miracle elle osait vous dire ce qui se passe dans sa tête elle se mettrait à pleurer. Non pas de tristesse, mais plutôt de rage. Elle vous dirait que rien dans ce monde n'a de sens, que même les moins chanceux ne devrait pas subir cela. Elle vous dirait que tout n'est que foutaise, en particulier les bonnes paroles des adultes. "Soit sage, tu verras." Elle attend encore, elle ne comprend pas pourquoi le sort s'acharne sur elle, puis je crois qu'elle a cessé d'essayer de comprendre. Des fois elle se demande pourquoi elle cherche à survivre alors qu'elle n'a plus rien. Certaines fois je la regarde, je cherche la lumière qui brillait dans ses yeux il y a deux ans. Je me demande comment un seul et unique événement a pu tout bouleverser à ce point. Comment une seule décision l'a enfoncé si bas. Et par-dessus tout, comment elle a trouvé la force de ne pas abandonner. Alors je continus à l'observer et à chercher cette lumière, et il m'arrive de l'apercevoir. Sa naïveté intemporelle restait et resterait ancrée à sa personnalité.

La douceur d'un nounours, la noirceur de Satan, la fragilité du cristal, la terreur d'un monstre, la naïveté et l'innocence d'un nouveau-né. Son comportement impulsif la rend à la fois mystérieuse et dangereuse. Difficilement cernable. Elle semble vide de vie, mais la bombe qui menace d'exploser en elle est sa rage de vivre. Une vie qu'elle se refuse. Dans sa tête, c'est le bordel, mais s'il y a bien une chose, claire, nette, et non négociable c'est la vie. Sens même s'en rendre compte, elle positionne des barrières à la frontière d'une vie heureuse. Et pourtant dieu seul sait qu'elle voudrait enfin vivre.




Après ce récit vous en saurez plus qu'elle n'en a jamais su


- Oh ! Excuse moi du retard! J'avais tellement de choses à faire ! s'exclama la brunette. Genre nettoyé des toilettes ! Ah oui, parce que j'ai oublié de te dire que mon statut social est vraiment bas quand on le compare au tient. Mais pour ma défense je n'ai plus de parents, ni de famille, ne sois pas désolé je sais que ce n'est pas vrai. Tu te sens juste affreusement mal à l'aise. Mais t'inquiet ça fait pas comme s'ils étaient morts d'un accident ! Nan ! Ils sont tous mort assassiné. Ma sœur a tué mon père puisqu'il battait ma mère, cette même mère qui est morte avec ma fratrie lors de l'attaque d'affreux vampire. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient des loups, oui les vampires n'aiment pas beaucoup les loups. Enfin bon, longue histoire, je t'épargne les détails ! avait elle dit en roulant des pupilles. Pas d’inquiétude je n'en suis pas un, de Loup, puis en marquant une pause, techniquement. Parce que, oui, pour devenir un loup il faut tuer quelqu'un, seulement si on est nés avec la malédiction bien évidemment ! elle riait amèrement. Malédiction... ce mot est presque effrayant. Mais en réalité ça va, j'ai juste en permanence envie de commettre un meurtre, ou pas... Pas exactement en fait. Je n'ai pas envie de tuer, j'ai seulement des pulsions de temps à autre, je sais pas si tu comprends, d'une seconde à l'autre je peux devenir extrêmement violente, mais bon, entre nous ça arrive uniquement quand je suis seule. Parce que je suis toujours seule, je n'ai pas d'amis ! Juste toi ! Et je ne suis pas encore assez folle pour me tuer moi-même. Je crois... Bref, passons ! Je te mentirais en te disant que tu ne me fais pas d'effet, avec toi je veux être moi-même, mais je risquerais de te tuer si je le suis, donc c'est un peu compliquer. Mais boon ! J'ai regardé pleins de films et de séries, et j'ai appris que l'amour surpassait tout ! Donc pas de soucis ! Aime-moi et tout ira pour le mieux mon amour ! elle avait parlé à toute vitesse en se promenant dans son appartement, elle était dans la cuisine quand elle explosa en sanglots et renversa tout ce qui se trouvait sur la table.

La rage déformait son visage, d'habitude si doux. Puis la rage laissait place à une tristesse sans fin, les larmes perlaient sur ses jolies joues. Elle avait accepté un rendez-vous avec un jeune homme. Elle voulait donc s'entrainer mais très vite elle se rendit compte qu'elle était incapable de mentir. Elle ne devait pas, elle ne pouvait pas. Et puis qu'est-ce que cela lui donnerait ? Finalement elle vivrait peut-être toute sa vie dans une immense solitude. Elle ne pouvait avancer avec son passé qui la hantait. La jeune femme de 19 ans à la naïveté renversante était resté une petite fille de 17 ans. Aujourd'hui ses yeux ne brillaient plus.








Le contexte ne voulait pas d'une grossesse, ta famille était en crise, une grossesse n'attiserait que d'autant plus le feu. Et pourtant, tu es arrivés. Entre le kaos et la violence de deux amants à la recherche d'une flamme perdue depuis déjà bien trop longtemps. Et entre les cris d'enfants trop jeunes pour assumer une telle situation, et celui d'un autre qui ne la comprenait que trop bien. Une famille brisée composé de 3 enfants, ou plutôt 3 fardeaux. C'est comme ça que tes parents les voyaient. Louis, ton grand frère était âgé de 8 ans à l'époque. À cet âge les enfants sont en phase de construction, leur environnement jugera de leur avenir. Dans son cas, il risquait de mal tourner tant la tension était palpable à la maison. Aaliyah et Aaron, les jumeaux de 3 ans et demi, de si petits bouts de choux méritaient de vivre dans un monde calme et paisible, non pas dans une tornade. Certains diront qu'ils étaient trop jeunes pour comprendre, moi, je dirais qu'ils étaient trop jeunes pour agir.

Et c'est ici, dans cette famille avec trois enfants en trop que tu décidais de débarquer. Dans cette famille où les parents ne croyaient pas en la naissance d'un enfant pour ressouder leur couple. Mais s'ils avaient su, ils t'auraient peut-être engendré plutôt, ou peut-être pas. Tout ce que je dis, c'est que tu es arrivée trop tard pour qu'on puisse réellement y croire.


La nuit était fraîche, deux corps se déhanchaient à l'unisson se réchauffant mutuellement, sans ne penser à rien seulement à la chaleur transmise par leur amour perdu. Amants la nuit, ennemis le jour, c'était ainsi qu'ils avaient choisi de régler leurs problèmes, une solution éphémère qui de toute manière aboutirait à une séparation certaine. Le couple n'avait pas la moindre idée que leur acte provoquerait la création d'un quatrième enfant. Sur une tonne de spermatozoïde, ce fut toi, celui qui féconda l'ovule. Et ta vie commença.

De la colère. Du rejet. Une goutte de désespoir dans une coupe remplit à ras bord. Et pour la première fois il l'a frappa. Les mots s'accordant avec les gestes, ce fut les premiers coups que se prit ta mère de la part de ton père. Et à mon plus grand malheur, loin d'être les derniers. Ce jour-là, il l'a frappa si fort qu'ils crurent que tu étais morte, avant même de vivre. Mais il ne savait pas. Il ne savait pas que tu étais déjà forte, que tu étais déjà une battante. Ce jour-là marqua un tournent à ta vie, cette même vie pas commencer. Ce jour-là tu sus que jamais tu n’abandonnerais. Parce que t'étais comme ça, c'était dans tes gênes. Tes parents furent tous deux soulagés, un poids en moins. Mais très vite ils se rendirent compte que tu n'étais pas morte. Ils devaient l'accepter tu serais le nouveau bébé de la famille. C'est ainsi qu'ils se forcèrent à redevenir une famille "normale". La paix était revenu à la maison, mais Louis restait sur ces gardes, tout cela lui semblait trop beau, trop chouette, pour être vrai. Il avait arrêté d'y croire, c'était le seul à avoir compris depuis le début, alors il s'éloigna.

Mais tout ça tu ne le sais pas, et ne le sauras probablement jamais.

"Jour 1, amour numéro 1. C'est l'amour suprême."

Tout une meute était là pour faire ta connaissance. Tout avait si bien commencé. À l'usure, tes parents ne se forçaient plus, le calme et l'amour avaient semblé refaire surface. Il se raccrochait à toi. T'étais leur dernière carte, leur dernière chance. Mais tes épaules étaient trop petites pour supporter une telle pression, une telle responsabilité, tout ne tenait qu'à un fil et t'était ce fil. Alors de la haine à l'amour ils se mirent à t'aimer, un amour étouffant et ridicule. Comme si tu partais le lendemain pour des terres lointaines. Comme si tu allais bientôt mourir. Quant aux jumeaux, encore jeunes, ils t’acceptèrent comme une poupée avec qui ils adoraient jouer. Sans aucune once de jalousie, seulement un amour pure, propre comme il faut. Et Aaron ? Lui, c'était spécial. Alors que durant toute la grossesse il c'était montré froid et distant à l'allure indifférente face à l'heureux évènement, à ta naissance il te couva. Pas comme tes parents, il n'y avait pas de surplus d'amour, je crois qu'il voulait simplement te protéger du monde. Ou de tes parents. Parce que toi tu pouvais encore être sauvée.

Les mois passèrent, un jour tu fis tes premiers pas, au premier rang, Aaron, les jumeaux et ta mère. Le soir au retour de ton père, ta mère s'empressa de le lui annoncer. Ces muscles se tendirent, sa mâchoire se crispa. Il vint vers toi, mais tu ne bougeas pas, Lyana, ce jour la tu ne te levas pas. Si seulement tu t'étais levée, si tu avais marché, ton père n'aurait pas giflé ta mère en la traitant de menteuse. Sa colère était injuste, et inexplicable. Il était redevenus la bête qu'il était avant.

La suite de ton histoire est plutôt sombre, plutôt triste. Tes parents ne t'avaient jamais caché ta véritable nature. Tu étais née avec la malédiction du loup-garou. Tu devrais tuer un homme pour la déclencher. Mais, il en était hors de question. Tu ne voulais pas tuer, tu ne voulais pas être le monstre que ton père était. Parce que même si tout le monde faisait semblant dans ta famille. Vous saviez tous que ta mère était victime des colères de ton père. Enfin tout le monde faisait semblant sauf Louis. Son comportement, installait une forte tension, il était désagréable, distant et froid. Avec tout le monde, mis à part toi. Parce que toi tu savais qui il était vraiment. Un jour alors qu'il avait 16 ans et toi 8, il t'enleva. Non contre ton consentement, tu voulais fuir cette vie trop toxique pour toi. Alors vous avez couru longtemps. Puis tu t'es rendu compte, que non. Tu aimais, ton père comme il était. Tu pardonnais ta mère de ne rien faire face à la situation et par-dessus tous, tu ne pouvais pas vivre sans ton frère, ta sœur et ta meilleure amie. Ton frère sembla déçu, mais sans broncher il te ramena, parce qu'il t'aimait et il ne cherchait pas à partir, ce qu'il voulait c'était ton sourire. Le jour de votre retour après 2 jours d'absence, ton père était animé par une colère et une rage dévastatrices. Il t'avait pris dans ces bras puis lever la main sur ton frère. Comme si tu avais attendu ce moment toute ta vie tu courus t'interposer entre les deux hommes. Ton frère l'affrontait du regard. Tes joues étaient baignées de larmes. Finalement il n'eut aucun coup, seulement des pensées plus violentes les unes que les autres n'osant franchir la frontière de la parole.

Dès sa majorité ton frère quitta la maison, la meute. Il partit vivre en ville. C'est là que tu eus un grand vide. Du jour au lendemain tu fus seul. Chez toi vous aviez toujours fonctionné en binôme, les jumeaux ensembles et toi et ton frère. Mais aujourd'hui tout ça s’effondrait. C'est à ce moment là que tu t'es énormément rapprocher des jumeaux. Ta soeur te servais de tête à coiffer et  ton frère de punching-ball. Puis y avais elle. Ta deuxième sœur. Andréa. Cette fille que tu connaissais depuis le premier jour, avec qui tu avais tout partagé. Vous deux c'était cette vraie amitié qui prend par les tripes, cette amitié qui fait que vous devenez membres de la même famille. Elle savait tout. Le pire comme le meilleur. Et c'est pour elle que tu as perdu ta famille.

Son corps ornait le sol. Le sang t'avait trainé jusqu'à lui, à côté de lui une immense flaque rouge. Son visage était d'une blancheur surprenante, et ses lèvres étaient violettes. Un corps, dont l'âme était déjà loin, un corps dont le cœur avait cessé de battre. Un corps ou bien son corps, celui de ton père. Tes genoux avaient flanché, ta tête avait violemment heurté le sol. Une larme a coulé, et tes yeux se sont fermés. À ton réveil il n'était plus là, ta rage et ta tristesse sont partis dans un immense cri de détresse stoppé par un sanglot. Le pire c'est que tu le savais, tu savais qui avait fait ça, et tu ne lui en voulais pas, non, après tout il l'avait cherché. Mais tu demandais si quiconque la méritait, la mort. Mais cela n'avait plus aucune importance ton père était déjà parti. Ce jour-là, t'a pris tes affaires et tu es partis de la maison pour aller chez ton frère, il t'a bercé toute une soirée. Plus tard à ton retour chez toi tu l'as croisé dans le couloir, l'assassin. Ta sœur. Aaliyah. Vous êtes tombé dans les bras l'une de l'autre, elle l'avait tué pour protéger votre mère, qui bientôt n'aurait plus supporter les coups. C'était elle ou lui.

"Et quand maman était enceinte de moi, je lui mettais des coups dans le ventre. Je lui ai fais du mal avant même de naître.".

Ce fut donc elle. Ton père est mort pour que ta mère puisse vivre.

Ta famille était en deuil, toi-même tu l'étais, un froid s'était installé à la maison. Le meurtre de ton père avait fait de ta sœur un loup. Plus rien n'allais, mais toi tu souriait, tu croyais en la renaissance de ta famille. L'éternelle optimiste ? Non, juste une belle poignée de naïveté, comme toujours. Malheureusement vous n'avez pas eu le temps de recoller les morceaux la mort vous a séparé bien avant.


"Courez", "Ils arrivent", "Lyana qu'est-ce que tu fais ?", "Lyana revient!".

La panique. Tu regardais partout à la recherche d'Andréa, tu ne partirais pas sans elle. Les cris de ta famille te suppliant de revenir te restaient en tête, leurs yeux humides, le son de leurs voix. T'avais couru avant qu'il ne t'empêche de retrouver ta meilleure amie. Seulement tu ne la trouvais pas. Alors tu partis te mettre à l'abri chez ton frère. Tu avais attendu devant sa porte 1 jour entier puis ta compris: il était mort. Ils étaient morts. Ils avaient dû te chercher après ta fuite, mais n'avaient pas réussi à partir à temps pour se sauver eux-mêmes. Mais t'a continué d'y croire, tu es retourné chez toi, tout avait été massacrer, tu les à chercher partout. Mais rien. Tu étais seul, ta famille et Andréa étaient morts. Le sentiment de culpabilité te rongeait, t'était dévasté. Comme morte de l'intérieur. Puis t'étais si jeune, 17 ans. Tu étais encore un bébé finalement. Tu ne connaissais rien à la vie. Une fois tu as songé à rejoindre ta famille, puis non, t'étais pas comme ça. Tu devais vivre, pour eux. Ils ne devaient pas être morts en vain, leurs vies pour la tienne. C'est comme ça que tu as commencé à voir les choses. Très vite tu t'es pardonné, parce que tu croyais au destin et que tu savais que si les choses s'étaient déroulé comme cela c'était pour une bonne raison. Quelle qu’elle soit. Pourtant chacune de tes nuits était hantée par de mauvais rêves.

Plus tard tu sus que Marcel était à l'origine du massacre de ta meute. Il avait envoyé ses rôdeurs pour tuer les loups. Pour tuer ta famille. Un geste horrible et inexplicable de sa part, un geste qui bientôt venait te hanter, t'avais beau chercher une explication plausible tu vois pas quel acte pourrait pousser un homme à faire une telle chose. Un sentiment de vengeance a commencé à t'obnubiler. Tu ne voulais qu'une seule chose: le faire payer. Mais toutes ces pensées noires n'étaient pas toi. Tu ne serais capable de faire du mal, même au plus méritant. Alors t'es partis te construire une nouvelle vie à New York.

Tu as volé l'argent que ton frère cachait dans son placard, y en avait un sacré paquet, juste de quoi louer un appart. Tu t'es installé, dans ce 3 pièce plutôt miteux mais pour toi c'était le grand luxe. Ta commencé à rechercher des petits boulots au black. Que tu enchainais les uns après les autres pour subvenir à tes besoins. À partir de la ta vie est devenus une routine. Tu dors, ou du moins essayes de dormir, tu travailles, tu vas à la salle pour te défouler et tu manges quand tu peux. Ça devient de plus en plus difficile financièrement pour toi. Le loup en toi ne demande qu'à sortir, t'as souvent les nerfs à vif. Ça fait deux ans que le massacre a eu lieu, 2 ans où tu es à New York, et pourtant tu es toujours au même point. Seul, dans une ville immense, avec pour seule compagnie tes cauchemars. Alors peut-être qu'il est temps pour toi de revenir à la maison. À la Nouvelle-Orléans.




Ce que tu ne sais pas..



Tu les crois morts. Ils te croient morts. Le jour de l’attaque ils sont tous partis après t'avoir cherché. Même Andréa. Ils vivent encore tous à la Nouvelle-Orléans avec la certitude de t'avoir laissé derrière eux lors de l'attaque. Ils t'ont cherché eux aussi, des jours durant. La différence c'est qu'ils étaient tous ensemble et toi toute seule.

Peut-être que si tu fais ton come back à la Nouvelle-Orléans tu les retrouveras cette fois-ci. Ou peut-être pas. C'est une grande ville après tout. Mais la roue tourne, après les misères, le bonheur va peut-être arriver. Peut-être que tu as raison, tout n'est que question de destin.
Derrière l'écran, c'est qui ?
Salut ! T'es un petit curieux, je sais, tu veux tout savoir sur moi. Alors, moi c'est clemm. et j'ai 14 ans ans. Je viens du monde des licornes. Je suis dispo 2 RP/7 pour RP. Et la question à un million, comment j'ai connu le forum ? J'ai contribué à sa création !

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MessageSujet: Re: Ma plume s'épuise, bientôt je n'aurais plus d'encre. | Lyana D. Moore Mer 30 Nov - 18:17

Fiche terminé

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Ma plume s'épuise, bientôt je n'aurais plus d'encre. | Lyana D. Moore

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